Quand les cobots se mettent au service de l’entreprise

Rapides, précis, communicants et connectés, les cobots seront bientôt nos compagnons de travail.

COBOTS

Sans surprise, les cobots sont, une fois de plus, venus en force au salon Innorobo qui s’est tenu à Lyon les premiers jours de juillet. Contrairement aux robots traditionnels voués à effectuer toujours les mêmes tâches, les cobots (néologisme combinant « coopération » et « robotique ») sont flexibles, évolutifs et surtout conçus, non pour remplacer un homme, mais afin de le soulager dans l’exécution d’une tâche répétitive ou physiquement éprouvante. Très souvent humanoïdes, notamment pour être mieux acceptés dans un environnement de travail humain, ces robots collaboratifs, intéressent autant les TPE, les services publics que les multinationales.

Soulager…

Percer un plafond à l’aide d’une défonceuse ou déplacer un sac de ciment est pour le moins pénible. Pour rendre ces travaux moins difficiles, Gobio, une entreprise nantaise, a mis au point un exosquelette, vendu entre 3 000 € et 7 000 € qui s’enfile comme un blouson et qui permet de manipuler un objet de 25 kilos en ayant la sensation qu’il ne pèse que 400 grammes. Plus puissant encore, CR35, le cobot monobras du japonais Fanuc, peut, positionner à côté d’un opérateur, porter pour lui des charges de 35 kilos. Autre exemple, duAro de Kawasaki est un cobot haut de 1,30 m qui peut prendre place aussi bien sur une chaîne de production que dans un bureau. Bientôt commercialisé autour de 20 000 €, il pourra aussi bien remplir des enveloppes qu’assembler des pièces détachées. Il suffit de lui montrer ce qu’il doit faire en manipulant ses bras.

… mais aussi protéger

Éviter d’exposer les personnes à des dangers fait également partie des missions dévolues aux cobots. Dans cet esprit, EOS Innovation propose E-vigilante, un cobot roulant capable de faire des rondes dans des entrepôts ou des bureaux et de signaler au veilleur de nuit ou à toute autre personne responsable une intrusion ou même un simple objet déplacé. De son côté, le cobot Diya One de Partenering Robotics veille à la santé et au confort des personnes en se déplaçant de pièce en pièce afin d’analyser l’air ambiant et, si besoin, de le purifier.

Doués de sens

Dans la mesure où ils sont collaboratifs, les cobots doivent être capables d’évoluer dans le monde des humains sans constituer un danger. La plupart d’entre eux sont donc équipés de capteurs environnementaux (caméra classique ou thermique, capteurs de distance, radar, microphone…) qui vont leur permettre, par exemple, de s’arrêter lorsqu’ils se déplacent ou réalisent un mouvement risquant de mettre en danger une personne trop proche. Certains modèles vont également mettre à profit ces capteurs pour se laisser guider dans un déplacement ou un port de charge ou encore pour définir la pression devant être exercée sur l’objet qu’ils saisissent. Enfin, outre le touché, l’ouïe et la vue, certains cobots sont également doués de la parole. C’est le cas notamment de Sheldon, le tout dernier cobot d’accueil de la société Evotion, dont le rôle est de divertir le public en discutant avec lui.

Article du 17/07/2015 – © Copyright Les Echos Publishing – 2015

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